Indéniablement, la Fête de l'Humanité a été un succès et pas seulement du fait de la
forte fréquentation! En effet, au cours des 3 jours que j'y ai passés avec mes amis de Gauche Avenir, j'ai pu faire plusieurs constats
encourageants.
- D'abord l'évidence d'un foisonnement
d'initiatives militantes, venant d'organisations diverses: associations, clubs, syndicats...Preuve, si cela était nécessaire, que le militantisme à gauche est bien vivant et qu'il
dépasse largement les frontières des partis politiques.
- Ensuite, le besoin du débat sur les nombreux sujets qui agitent les hommes et les femmes de gauche aujourd'hui: les réponses à la crise, les libertés, la démocratie, la
situation internationale, les droits sociaux...
Au cours des multiples débats, organisés ou improvisés, j'ai eu la confirmation que, contrairement à ce que l'on entend parfois, la gauche ne manque pas
d'idées ....mais qu'elle a besoin de les confronter pour aboutir à un projet cohérent.
- Enfin, malgré les différences, qui semblent parfois insurmontables, l'aspiration au rassemblement de la gauche est forte. Pour ceux, dont je suis, qui se
battent depuis 2 ans avec cet objectif, il a été particulièrement agréable d'entendre les commentaires positifs des militants de toutes sensibilités qui se sont arrêtés au stand de Gauche Avenir
pour soutenir notre démarche.
Les propos de Patrick Le Hyaric et de Marie Georges Buffet, au nom du Parti communiste, puis de Martine Aubry, au nom du Parti
socialiste, venant après la prise de position de Jean-Pierre Chevènement pour le MRC, nous ont confortés dans la conviction que notre combat était le bon.
Autant dire alors que les voix discordantes appelant à la compétition entre "deux gauches", qui ferait courir à la gauche le risque de l'échec
en 2012, ont été moins audibles et c'est heureux. Organiser la confrontation des idées et le débat, oui; exacerber les différences et engager une compétition mortifère
entre 2 gauches, l'une qui serait "la vraie gauche", la "gauche de la gauche" et l'autre "compromise", "sociale libérale" (on disait autrefois les "sociaux traitres"),
non.
J'ai eu l'occasion de rappeler pendant la Fête, au
cours d'un débat sur le thème "Etre fidèle à Jaurès aujourd'hui", ce qu'était l'éparpillement des socialistes avant le Congrès d'unification de 1905, entre une myriade de
d'organisations et de tendances: socialistes modérés, révolutionnaires, indépendants, guedistes....Malgré des différences, parfois importantes, l'unité a été rendue possible par
la volonté des responsables politiques et notamment parce que Jaurès a accepté que soient refusées certaines des idées auxquelles il tenait, en particulier la présence des syndicats et des
coopératives dans le nouveau parti.
Bel exemple, un siècle plus tard, pour tous ceux qui veulent préparer une alternative à la politique sarkozienne, à partir d'un projet construit ensemble par
les militants qui représentent les forces vives de la gauche. C'est cette volonté qui nous anime à Gauche Avenir. Nous sommes heureux d'être moins seuls
aujourd'hui!