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Communiqué de Marie-Noëlle LIENEMANN |
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Le gouvernement sous estime gravement la profondeur de la crise mondiale et de ses conséquences. Non seulement il ne fait
preuve d’aucune anticipation, mais il semble n’envisager que des mesurettes sans efficacité. Sa logique reste inchangée: recherche de la compétitivité par le moins d’impôt, des salaires
tirés vers le bas, libre échange généralisé, recul du capital et de l’investissement publics, abandon de l’intervention régulatrice de l’Etat.
L’ampleur de la crise bouleverse la donne. Un nouveau cycle s’engage. C’est la responsabilité de la gauche de proposer une véritable alternative, une
autre politique et d’y travailler de façon urgente. Les remèdes homéopathiques ne sont plus de mise et des profondes remises en cause deviennent indispensables. Les
propositions immédiates de relance doivent s’inscrire dans une telle perspective : soutien aux investissements publics et productifs, relance du pouvoir d’achat par une revalorisation des
salaires, taxation des mouvements de capitaux, protections ciblées pour lutter contre les délocalisations et promouvoir des échanges équitables, relance du capital public pour accompagner
de nouvelles politiques industrielles, répartition des richesses à travers une refonte complète de la fiscalité. |