A l'issue de la cérémonie organisée à Castres samedi 23 août, en hommage aux soldats du
8ème RPIMa tombés en Afghanistan, j'ai remis la lettre suivante au colonel Bruno Meillan, commandant en second de ce
régiment.
Mon colonel,
Comme tous
nos compatriotes, j’ai ressenti une immense peine à l’annonce de la mort des 10 soldats français tués en Afghanistan lors de l’accrochage qui s’est produit le 18 août dernier.
Quelles que
soient mes positions d’homme politique sur la question de la présence et du rôle de la France en Afghanistan, je tiens à vous dire combien je respecte et j’admire le métier que vous faites,
connaissant le professionnalisme et le courage des hommes du 8ème RPIMa. J’ai pu en juger notamment lorsque j’ai été ministre de défense, puis président de la commission de la défense et des
forces armées à l’Assemblée Nationale.
Je suis le fils d’un officier qui a exercé son commandement dans des opérations particulièrement risquées, en particulier en Indochine, à l’époque même où fut créé votre régiment. C’est dire si j’ai une pensée toute particulière pour les familles des victimes et des blessés. Je pense aussi à toutes les autres, dont je connais l’angoisse permanente, pour l’avoir éprouvée moi-même pendant de longues années dans ma jeunesse. Je souhaiterais que vous leur fassiez part de toute mon affection, même si je sais bien que les mots sont parfois d’un faible soutien.
Je vous prie d’agréer, mon Colonel, l’expression de mes sentiments les plus cordiaux.
Paul Quilès,
ancien ministre