Lire le commentaire dans Le Parisien et sur TF1
Depuis 2 ans, je n’ai pas cessé de pointer les risques que le système de primaires retenu pour désigner le candidat à l’élection présidentielle pouvait faire courir au PS et à la gauche toute entière (voir sur ce blog).
Ces risques sont loin d’être écartés, si j’en juge par l’attitude d’un candidat se précipitant sur les micros et les caméras pour demander la modification du calendrier de dépôt des candidatures. Officiellement, il feint, en interprétant le nouveau cours du procès de Dominique Strauss-Kahn, de croire possible le retour de celui-ci sur la scène électorale de 2012. En réalité, il est aisé de voir que la suite de la procédure judiciaire reste encore incertaine et que les faits, même s’ils ne sont pas qualifiés de « crime », ne disparaîtront pas par enchantement.
Tous les (vrais) amis de DSK savent bien que sa principale tâche, si une issue heureuse permet de mettre fin à l’accusation, consistera à reprendre pied dans sa vie personnelle après cette épreuve douloureuse. Il lui faudra ensuite, s’il souhaite revenir à la vie publique, refaire son image dans l’opinion et cela prendra plus que quelques semaines!
La demande d'un report de la date de fin de dépôt des candidatures aux primaires socialistes n’est donc qu’une manœuvre visant à attirer les faveurs d’un électorat qui pourrait encore croire (contre toute vraisemblance) au retour dans la compétition de celui en qui ils avaient mis leurs espoirs. Ce n’est rien d’autre qu’une forme un peu indécente d’électoralisme. Il faut espérer que les 3 mois de campagne qui viennent ne nous réserveront pas d’autres mauvaises surprises de ce genre.
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