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Le blog de Paul Quilès

Réflexions et informations sur la paix et le désarmement nucléaire, sur la démocratie et sur l'actualité politique.

Les grandes banques et la corruption dans les pays pauvres

Publié le 25 Mars 2009 par Paul Quilès in International et défense

 Alors que le G20 va se réunir à Londres dans  quelques jours pour essayer de sauver le système  financier mondial et de prévenir une nouvelle catastrophe, il est intéressant de lire le rapport publié par Global Witness, ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption.

Il montre comment quelques-unes des plus grandes banques mondiales entretiennent des relations d’affaires avec certains des régimes les plus corrompus de la planète.


Extrait du communiqué de Global Witness:

En agissant ainsi, les banques facilitent la corruption et le pillage des revenus issus des ressources naturelles et empêchent certaines des populations les plus démunies au monde de se sortir de la pauvreté.

"La réglementation laxiste qui a déclenché la crise financière est également celle qui permet à certaines des plus grandes banques du monde de faciliter le pillage de la richesse en ressources naturelles des pays pauvres", affirme Gavin Hayman, directeur de campagne de Global Witness.
"Si l’on veut que les ressources telles que le pétrole, le gaz ou les minerais aident réellement l’Afrique et d’autres régions pauvres à se sortir de la misère, les gouvernements doivent assumer la responsabilité d’empêcher les banques de conclure des
affaires avec des dictateurs corrompus et leurs familles."
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C
Pour faire suite au livre d'Eva Joly "des héros ordinaires"<br /> voici un article trouvé sur le site backchich.info : édifiant, non? annie ch. <br /> <br /> La Maison Blanche se met aux sociétés-écrans<br /> Coupé-décalé / mardi 7 avril par Doug Ireland <br /> <br /> <br /> <br /> Pendant qu’Obama et le G20 promettaient de moraliser le capitalisme, la Maison-Blanche prenait en cachette des initiatives destinées à mettre du baume au coeur de Wall Street.<br /> <br /> Alors que les grands de ce monde, Barack Obama en tête, ont voulu nous faire croire que le sommet du G20 de Londres s’est achevé sur une « moralisation du capitalisme », à Washington, l’administration Obama et le Congrès américain mijotaient des mesures contradictoires qui ont torpillé les pieuses promesses du communiqué final des vingt pays les plus puissants de la planète.<br /> <br /> Une enquête du Washington Post publiée le 4 avril — soit deux jours après la fin du sommet du G20 — a révélé que la Maison-Blanche a pris l’initiative de créer des sociétés écran. Leur objectif : contourner les règles votées par le Congrès qui imposent des restrictions aux entreprises subventionnées par le gouvernement fédéral dans le cadre du plan de sauvetage de l’économie américaine. A commencer par les restrictions concernant les salaires faramineux que se versent les dirigeants de grands groupes et autres nababs répugnants du capitalisme.<br /> <br /> Le G vain© Khalid<br /> Baptisées « entités spéciales » par les bureaucrates de Washington, ces sortes de sociétés écran serviront d’interfaces pour percevoir les milliards de dollars du contribuable qui seront ensuite distribués aux sociétés en difficulté au bord de la banqueroute.<br /> <br /> Tour de passe passe crapuleux <br /> La révélation de ce tour de passe-passe crapuleux intervient deux semaines à peine après l’explosion de fièvre populiste des contribuables américains révoltés contre les millions de dollars de bonus qu’ont tenté de s’octroyer les dirigeants d’AIG, le géant de l’assurance, à partir de l’argent public du TARP, le nom donné au « plan de sauvetage ».<br /> <br /> Pour faire retomber la tension, le Président Obama avait été obligé de déclarer que le peuple « a raison d’être en colère » contre une telle utilisation de l’argent public. De son côté, le sommet du G20 a, lui aussi, appelé à limiter les salaires des « businessmen » dirigeant des grands groupes.<br /> <br /> Mais à en lire le Washington Post, il ne s’agissait là que de bla bla hypocrite destiné à duper le peuple. La manœuvre de l’administration Obama permet justement à ces patrons, responsables de la faillite de l’économie américaine, de continuer à s’en mettre plein les poches avec l’argent des contribuables.<br /> <br /> Pour ne rien arranger, la Maison-Blanche a manigancé sa supercherie dans le plus grand secret. Selon le Washington Post, « elle n’a pas encore été examinée par le Congrès et même les membres du staff du Congrès les plus en pointe dans la lutte contre la crise financière disent qu’ils n’étaient pas au courant de ce plan de l’administration » qui contourne les restrictions votées par le Congrès.<br /> <br /> Cette stratégie hypocrite d’Obama qui fait là un cadeau inespéré aux grands patrons n’est pas si surprenante quand on sait — on l’a appris la semaine dernière — que ses plus proches conseillers économiques ont, eux aussi, bénéficié de l’argent du contribuable, comme l’a rapporté le 3 avril le magazine The Politico (le nouveau « must » de la classe politique américaine).<br /> <br /> Ainsi, le tsar économique de la Maison-Blanche, Lawrence Summers, a été payé plus de 2,7 millions de dollars pour prononcer des discours par des sociétés de Wall Street au cœur de la tempête financière. C’est le cas de Citigroup, de Goldman Sachs, de JP Morgan, de Merrill Lynch et de feu Lehman Brothers. Summers a aussi su surfer sur la folie spéculative de ces dernières années : il a été payé 5,2 millions de dollars supplémentaires par D.E. Shaw, un « hedge fund » qu’il dirigeait avant de rejoindre l’équipe d’Obama ! Avec de tels conseillers, pas étonnant que la Maison-Blanche cajole les barons de Wall Street.<br /> <br /> Ni vu ni connu, encore une entourloupe
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