Communiqué de Paul Quilès
La gravité des évènements engendrés par la crise ne doit pas entraver notre réflexion. Elle doit être sans complaisance sur les raisons et les responsabilités politiques,
économiques et financières de cette situation.
Comment la gauche pourrait-elle se laisser abuser par ces pyromanes et ces amis des pyromanes, qui ont si souvent fermé les yeux sur les méfaits et les dérives du système et qui se transforment aujourd’hui en pompiers, redécouvrant des recettes qu’ils dénonçaient hier avec tant de virulence ?
Comment ne pas s’indigner de cette nationalisation des pertes, qui ne contribue en rien à la nécessaire redistribution des richesses ?
C’est pourquoi les dirigeants du PS doivent faire très attention à ne pas entretenir la moindre confusion entre nos positions et celles de N. Sarkozy.
Ils doivent se placer comme porteurs d’une alternative et donc éviter de tomber dans le piège que lui tendent N. Sarkozy et F. Fillon avec leur appel à « l’union nationale ».
La gauche n’a pas à faire un quelconque complexe qui l’amènerait, pour ne pas être accusée d’irresponsabilité, à « accompagner le Président de la République dans son action ».
Certains propos en ce sens sont pour le moins maladroits, pour la simple raison que cette action n’est pas équilibrée et concerne avant tout les intérêts financiers, alors que les effets de la crise affectent tout autant l’économique et le social.