Dans les cinquante dernières années, plus de 4 millions de logements sociaux ont été construits et abritent pour un loyer moins onéreux que le marché plus de 10 millions de personnes.
Il s'agit donc d'une conquête sociale récente.
Jamais ce fantastique effort n'aurait pu être accompli sans une ressource financière bon marché permettant de bâtir des logements de qualité avec des loyers abordables.
C'est pourquoi le livret A constitue l'un des piliers du logement social.
Si l'on compte sur le marché financier pour contribuer à la construction de logements sociaux, parce qu'il est censé être plus "moderne", on s'engage dans une impasse au préjudice de nos
concitoyens les plus modestes qui n'arrivent plus à se loger dans le privé. La banalisation du financement du logement social aura sur la durée plusieurs graves conséquences : un
accroissement des prix, une inégalité de financement entre organismes et territoires, une faible prise en compte des plus pauvres, moins « solvables », l’absence de continuité et de pérennité
d’un haut niveau de ressource garanties.
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Les signataires de la présente pétition demandent :
· que la France, par l’intermédiaire de son gouvernement, maintienne son
recours à Bruxelles contre la banalisation de la collecte du livret A. Et le mouvement HLM doit lui aussi contester cette décision auprès des institutions communautaires comme partie prenante
touchée par les conséquences négatives de cette ouverture à la concurrence.
· que le Président de la République, le Gouvernement et le Parlement consacrent dans une loi organique la pérennité de la centralisation à la Caisse des dépôts de la collecte du livret A pour soutenir la réalisation de logements sociaux dans des conditions égales partout et pour tous.