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Le blog de Paul Quilès

Réflexions et informations sur la paix et le désarmement nucléaire, sur la démocratie et sur l'actualité politique.

Mondialisation: quels bienfaits?

Publié le 12 Août 2007 par Paul Quilès in Médias

D'après un sondage du Financial Times rélisé par l’Institut Louis Harris dans plusieurs pays (Allemagne, Espagne, France, Italie, UK, USA), les peuples du monde développé ont une opinion plus que nuancée sur la mondialisation.

 

"Les habitants des pays riches ne se sentent pas en sécurité. Ils pensent que la mondialisation va à l'encontre de leurs intérêts, ils s'inquiètent de la montée des inégalités, ils n'admirent pas les patrons des grosses entreprises et ils attendent des dirigeants politiques qu'ils rendent le monde plus juste.

Telles sont les conclusions brutes du sondage Financial Times/Harris, relevées dans chaque pays étudié, que ce soit aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, traditionnellement libéraux, ou dans les pays européens plus dirigistes.

Ces résultats ouvrent la voie aux populistes cherchant le soutien de l'anti-mondialisme et promettant un contrôle plus étroit de l'économie.

La mondialisation a beau être difficile à définir, même par les spécialistes, la population des pays riches ne la voit pas moins d'un mauvais œil. Dans tous les pays étudiés, le nombre de personnes pensant que la mondialisation a un effet positif sur leur pays est inférieur à celui des personnes pensant qu'elle a un effet négatif. En Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Espagne notamment, moins d'une personne interrogée sur cinq voit un avantage dans la mondialisation.

La plupart des spécialistes estimant que la mondialisation a favorisé les performances économiques des pays, riches comme pauvres, ces conclusions sont plutôt inquiétantes.

Il est presque certain que les personnes interrogées sont notamment préoccupées par la mondialisation car elles ont le sentiment que le fossé entre les riches et les pauvres se creuse dans leur pays. Partout, sauf en Espagne, plus des trois quarts d'entre elles estiment en effet que les inégalités augmentent.

Les énormes rétributions empochées par les dirigeants des entreprises sont mal perçues par le reste de la population des pays riches. Seuls les Italiens déclarent en majorité "plutôt" ou "beaucoup" admirer leurs grands dirigeants. C'est en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis qu'on est le moins enclin à respecter les patrons, avec 38% des personnes interrogées outre-Manche déclarant ne pas admirer "du tout" les responsables des grandes entreprises.

Des deux côtés de l'Atlantique, on approuve majoritairement une hausse des impôts sur les revenus les plus élevés. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, c'est en France que l'on soutient le moins une telle mesure, avec tout de même 52% des personnes interrogées favorables à une augmentation de la fiscalité pour les riches.

Mais les réponses ne sont pas aussi unanimes dans tous les pays et laissent apparaitre de nombreuses différences nationales. Dans la question sur l'égalité face aux chances de réaliser son potentiel, on observe notamment une divergence notoire entre ce qui semble évident et l'impression réelle du public.

Alors que de nombreuses études sur les inégalités intergénérationnelles montrent que les enfants de pauvres ont plus de risques d'être également pauvres aux Etats-Unis et au Royaume-Uni que dans le reste de l'Europe, c'est dans les pays anglo-saxons que les personnes estiment que l'origine sociale ne joue pas de rôle important dans l'ascension économique."

Source et texte complet

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