Dans cette période de l’année, plusieurs dates viennent nous rappeler la violence de la guerre et la fragilité de la paix :
- 31 juillet (1914) : assassinat de Jean Jaurès, qui se battait pour empêcher le conflit qui s’annonçait. La première guerre mondiale fera dix millions de morts et environ huit millions d’invalides)
- 2 août (2019) : probable fin du traité INF, signé par Reagan et Gorbatchev en 1987 et abrogé par Trump. Il prévoyait l’élimination des missiles lancés depuis le sol et ayant une portée se situant entre 500 et 5 500 km.
- 3 août (1914) : déclaration de guerre de l’Allemagne à la France
- 6 août (1945) : bombardement nucléaire d’Hiroshima (entre 100 000 et 150 000 victimes)
- 9 août (1945) : bombardement nucléaire de Nagasaki (entre 60 000 et 80 000 victimes)
C’est l’occasion de rappeler ces phrases de Jean Jaurès, qui devraient faire réfléchir les dirigeants de notre monde, de plus en plus violent et de plus en plus traversé de conflits lourds de menaces :
« L’humanité est maudite, si pour faire preuve de courage elle est condamnée à tuer éternellement. Le courage, aujourd’hui, ce n’est pas de maintenir sur le monde la sombre nuée de la Guerre, nuée terrible, mais dormante, dont on peut toujours se flatter qu’elle éclatera sur d’autres. Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre, car le courage est l’exaltation de l’homme, et ceci en est l’abdication. »


